LE BATIK

 

La technique du Batik, pratiquée dans certaines régions, reste assez peu répandue. Les artisans se plaignent du coût élevé de la cire. Celle-ci est mélangée à de la résine et à un peu d’huile végétale sésame ou autre ou de la paraffine, et appliquée à la planche de bois et métal, parfois au pinceau ou au Kalam en peinture directe. Cette réserve à la cire convient particulièrement à l’indigo : elle permet des immersions successives dans la cuve d’indigo, pour obtenir des bleus très sombres contrastant avec le blanc des motifs, tandis que la réserve à l’argile, plus fragile, s’altère au cours des manipulations et laisse pénétrer la teinture à l’endroit des craquelures. Le batik est pratiqué par les teinturiers musulmans au Rajasthan et au Gujarat, et l’on trouve des ateliers de batik au west Bengal, au Madhya Pradesh et au Tamil Nadu.

 

 

 

LE TIE & DYE

 

Le tie & dye :   noué et teint

Appelé bandhani, d’où les fameux bandhanas , qui, partis de l’Inde, ont tellement voyagé qu’on les croit maintenant originaires d’Amérique ! c’est une autre méthode de teinture par réserv, qui permet d’obtenir une étoffe bi ou multicolore. Le tissu des bandhanis est plongé comme les écheveaux destinés au tissage des ikats, dans la teinture après avoir été ligaturé afin de réserver les parties blanches du dessin définitif ou celles qui ont déjà reçu la couleur désirée. Un grand nombre d’opérations de nouage, teinture, dénouage se succèdent au cours de ce processus si l’on veut plusieurs couleurs sur un même tissu.