Durant ces deux mois de festival, le public a eu l'occasion de lire plusieurs articles afin d'enrichir l'exposition - 

je vais vous en mettre des copies au fur et à mesure

L'INDE THEME DU FESTIVAL :

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L’INDE ET LA BRODERIE

Les broderies les plus éclatantes, ornées de miroirs, voient le jour au Gujarat et au Rajasthan, sur les grandes étendues désertiques où femmes et petites filles tirent l’aiguille aux heures les plus chaudes.

 

Les brodeuses utilisent de nombreux points de couture avec une variante de trois points de base : plat, noué et à boucle

Le premier est situé à la surface même du tissu : point de devant, point de croix, point passé plat ;

Le second : nœud français, Le point de chainette est l’un des plus anciens qui soient. On en a retrouvé en Chine des exemples datés de la période des royaumes combattants : 475 – 221 avant J.C – voire même antérieurs

 nœud de Pékin, et le troisième : point de chainette

 

C’est dans l’Etat Indien du Pundjab que l’on pratique le phulkari : travail des fleurs

L’un des plus superbes exemples de point lancé

Les femmes de la région portaient quotidiennement des châles de ce genre avant 1947- Une bonne part du support restait visible en bordure et au centre, mais lors des fêtes on portait des bagh, variante du phulkari où l’étoffe était entièrement couverte de broderie

 

A la naissance d’une fille, sa grand-mère maternelle entamait aussitôt la broderie d’un  BAGH, travail demandant le plus grand soin et qui durait plusieurs années. Sa petite-fille le porterait lors de son mariage puis il serait conservé comme un trésor familial.

Les points étaient aussi bien horizontaux que verticaux afin de varier les effets de texture.

 

Au Gujarat, dans le Kutch et le Saurashtra<, les communautés pastorales, paysannes et marchandes ont chacune leurs styles de broderies, les enrichissent de miroirs, parfois de boutons, fils métalliques, passementerie, ou de lurex

 

Au Rajasthan, les régions de Jaisalmer, de Barmer et de Bikaner recèlent  aussi leurs  brodeuses : celles de BArmer et Bikaner préparent de beaux appliqués :  tentures, linge de maison, décoration

 

Dans le WEST BENGAL

Les ouvrages Kantha sont faits de 4 ou 5 épaisseurs de coton fin usagé ou non, qui sont superposés et maintenues ensemble par de grands points de faufil, que l’on retirera ensuite. La brodeuse commence par le contour des motifs au point avant, puis procède au remplissage des motifs toujours au point avant, en couleur contrastée. Il faut jusqu’à 3 mois à une brodeuse experte pour terminer un sari brodé.

 

APPLIQUE

 

Qu’ils s’appellent katab et viennent de la région de Kathiawar au Gujarat ou du proche Rajasthan, qu’on les baptise TOKRI à Luchnow et KATUA au Bihar, ce sont tous des appliqués. Ils servaient à décorer des paravents de toile pour tendre à délimiter l’espace d’une fête, à décorer des campements, sous les tentes, etc.

 

 

LA RECUPERATION

 

Dans le Maharashtra rural où la nécessité précède l’invention, rien n’est jeté. Chaque morceau de tissu peut  etre sauvé et recyclé.

LE GODHARI traditionnel maharashtran, est un des plus simples parmi les quilts indiens. Il est généralement élaboré à partir de vieux saaris usés, posés couche sur couche de manière aléatoire. Parfois jusqu’à 6 couches. Entre chaque couche la quilteuse  ajoute du rembourrage, le plus souvent des pantalons troués ou des chemises qui ont été déchirés puis mis à plat. Les multiples couches sont attachés ensemble avec le point droit usuel, pour lequel du fil coton épais est utilisé. Le dessin du quilting consiste en des lignes droites parallèles qui suivent la longueur du godhari.

 

La technique est différente de celle des quilteuses du style occidental à savoir qu’elles commencent à quilter sur les bords extérieurs et progressent vers l’intérieur, finissant le matelassage au centre.